Category Archives:Mi oches (Micheline est une Môman)

Parents d’élèves

Et merde. A peine le supplice des courses de rentrée et des lessives de fin de vacances accompli que se profile LA réunion de rentrée scolaire. 

Une, c’est déjà pénible, on est d’accord. Alors imaginez quatre réunions de rentrée, souvent concentrées la même semaine, de préférence à 17h00, heure à laquelle tes collègues se chargeront bien gentiment de noter que tu as pris ton après-midi, flemmasse que tu es.

Heureusement qu’on varie quand même les plaisirs : cette année, il y a de la maternelle, du collège et du lycée. Un panel de réunions mortifères pour tous les goûts ! Dommage qu’en règle générale, il n’y ait que moi qui m’y colle, Miamor prétextant systématiquement un début d’année chargée et des réunions de boulot tardives rendant impossible toute participation à l’une de ces joyeuses sauteries de parents d’élèves.

Cette année, j’ai donc décidé de partager un peu ce lot de soirées relou et pris les devants. Une discussion mature et franche avec Miamor, d’adulte à adulte, afin de trouver un terrain d’entente cohérent et de répartir plus équitablement la lourde charge mentale sous laquelle je croulais.

On a donc joué à pierre / feuille / ciseau pour savoir qui de nous deux se taperait la représentation scolaire et c’est moi qui ai perdu. Quatre fois.

C’est comme ça que je me suis farcie la série de réunions, le grand chelem, en échange de quoi tout de même, Miamor se coltinerait la réunion de copro en novembre. J’ai quand même le sens de la négociation voyez-vous!

La réunion de copro donc…

Celle avec tous les voisins.

.. Même les nouveaux.

J’ai un vieux sentiment de m’être fait avoir là.

Bref. La semaine a été chargée. J’en ai soupé de la rencontre parents-profs, du programme scolaire décortiqué à la loupe, des leçons de morale quant à ton implication de parent dans le travail de tes chiards, allant jusqu’à te culpabiliser d’avoir osé en faire plusieurs et d’occuper un travail ne te rendant pas pleinement disponible pour ta progéniture et mettant ainsi en péril leur scolarité, que dis-je, leur avenir !

Et cet après-midi, je finis en beauté mon marathon de la mère indigne avec la classe de la petite dernière encore en maternelle. A vue de nez, ça semble moins lourd mais détrompez vous. Un élément majeur est venu se greffer à mon programme déjà pas folichon: j’ai dû traîner la gosse avec moi.

Après avoir échappé à l’œil désapprobateur de mes collègues en passant par la porte de secours à 16h00, je la récupère à la garderie, toute transpirante et chiffonnée après sa journée d’école et quelques heures passées à hurler dans la cour à “touche”, le nouveau jeu dans le vent. Oui c’est bizarre mais véridique, sachez donc que Touche est une sorte de partie géante de pelotage admise dans toutes les cours de récré, et véritable préalable au fameux Chat-bite plus répandu dans les cours de lycée… Ha bon, vous n’avez jamais joué à chat-bite vous…?

Euh…ok. Qu’est-ce que je disais… Ha oui, je récupère donc ma poisseuse enfant et passe rapido à la maison pour préparer un sac de munitions en vue de la tenir tranquille pendant la causerie.

Et pour ce faire, ma nature (passée) de grosse fayote avec la maîtresse a pris le dessus et a fait rejaillir tous mes vieux principes éducatifs enterrés bien profond depuis que j’ai des gosses. Dans ma besace, j’ai donc prévu de quoi l’occuper pendant la réunion certes, mais surtout de quoi faire bien devant la maîtresse : des livres, des beaux crayons et un mini jeu éducatif Montessori en bois jamais déballé offert par une copine n’ayant pas d’enfant évidemment. Si avec ça,  ma poule, tu réclames encore mon téléphone pour te farcir tes vidéos de mouflets exploités par leurs parents pour relever des défis ultimes comme passer 24h en pyjama dans une piscine à bulle, je rends les armes ! Je glisse tout de même en douce dans mon sac quelques bonbecs pour asseoir mon autorité en cas d’urgence et on file à l’école.

J’ai le sentiment de me retrouver dans la chaumière des 7 nains. La classe est douillette, chaleureuse… Je dirais même bouillante. Ils doivent mettre le chauffage au maximum ici ! Tu m’étonnes que les gosses sont toujours malades, une porte ouverte et la température chute à 29 degrés: un véritable choc thermique. Je me dessape illico avant de fondre mais récupère tout aussi vite le manteau de la gamine. Et c’est avec cette double couche de couvertures sur les genoux que je m’assois sur une chaise pour Sylvanian avec en prime la gamine et ses fesses pointues sur les genoux parce qu’il faut laisser de la place à tous les parents.

Rapidement, naît petit à petit dans mon postérieur une fourmilière, la faute à ces minuscules chaises dont mes fesses débordent allègrement. Le confort est à son paroxysme : fesses qui dégoulinent donc (de gras), dos qui dégouline aussi (mais de sueur), genoux au niveau du menton et mouflette de 20 kg entre les deux, le tout couronné par un avalage de cheveux à chacun de ses mouvements.

Le temps que tout le monde arrive, j’essaie quand même d’oublier mon corps et me tords le cou pour admirer les œuvres d’art qui pendouillent un peu partout. Je vois alors une galerie intitulée « Autoportrait » dans laquelle ma douce s’est modestement représentée en princesse avec des cheveux de 6 mètres de long, elle qui a du mal à avoir de quoi se faire une queue de rat de 2 cm malgré 18 barrettes. Cet optimisme et cette confiance en elle m’émeuvent fort et font naître une grosse bouffée d’amour pour ma môme aux cheveux courts, élan rapidement interrompu par un gros coup de pied taille 28 dans mon tibia, avec des bottines toutes crottées qu’elle essuie allègrement sur mon slim noir préféré.

Les parents, majoritairement les mères qui ont dû toutes perdre à pierre / feuille / ciseau, sont enfin là. Quelques visages familiers, des réminiscences de fêtes d’anniversaires. 

Bah, à vous je peux bien l’avouer, je reconnais chacune d’elles : maman de Martin, maman de Luce, maman de Stephan, de Violette et de Lilou, chaque individualité étant gommée par le prénom du chiard qu’on accoĺle systématiquement à notre statut de génitrice, réduisant ainsi notre personne à notre unique rôle de mère courage. Toutefois, je vois bien qu’aucune ne me remet, chacune préférant discuter avec sa voisine également copine de zumba. Je ne peux pas lutter: je déteste la zumba.

Tandis que je me rêve en mère populaire et reine du cours de zumba du jeudi soir, la réunion débute. La maîtresse paraît intimidée face à cette assistance à la moyenne d’âge un chouille plus élevée que celle à laquelle elle est coutumière. On sent d’ailleurs qu’elle a du mal à s’ajuster et se présente comme si nous avions toutes 5 ans, d’une petite voix fluette : “Bonjour. Moi c’est maîtresse Nathalie”. Et vla ti pas qu’elle se lance dans une énumération des objectifs pédagogiques comme si elle nous contait l’histoire de Boucle d’or. J’en oublie de prendre des notes, ce qui finalement tombe plutôt bien puisque je n’ai aucune main libre.

Mais voyant les autres mères noter scrupuleusement sur un calepin dédié la liste des compétences à acquérir pour bien se la péter à la fin de la réunion en disant que leur môme a déjà tout acquis et sait déjà lire, je me mets une fois de plus à culpabiliser.

Comment? Je ne stimule pas ma progéniture qui sait déjà compter jusqu’à 50 pour lui faire sauter une classe ou pour justifier un échec parce qu’elle est en réalité une enfant précoce ignorée ? 

Bon. Remarquez, on ne sait jamais. Dans le doute, je lâche l’enfant (elle gigotera peut être moins) et attrape mon téléphone discretos pour tenter d’écrire un mémo dans le dos de ma mouflette à vue de pif pas surdouée, détendue qu’elle est tout à coup à manger ses crottes de nez en gribouillant sur la boîte en carton du jeu Montessori.

Notes que je ne relirai jamais, c’est évident.

Alors que je commence à m’assoupir, bercée par le doux tintement de voix de maîtresse Nathalie dans cette ambiance moite, la porte de la classe s’ouvre énergiquement et laisse apparaître le sourire email diamant le plus agaçant du monde, celui qui me suit à la trace en ce moment, celui de ma chère et douce nouvelle voisine, en retard. Pas si parfaite la demoiselle.

Cette satisfaction est toutefois de courte durée puisqu’elle coupe la maîtresse pour s’excuser platement et justifier son arrivée tardive par son statut de représentante des parents d’élèves qui l’a contrainte à tourner dans toutes les classes présenter son programme. Elle est tellement formidable.

Maîtresse Nathalie lui pardonne, bien évidemment, puis clôt sa petite histoire, la reine mère étant arrivée.

Sabrina prend donc le relais pour nous présenter son rôle, son investissement pour l’école, pour nos enfants, pour l’avenir du monde en quelque sorte, tout en décochant des clins d’œil complices et autres sourires à toutes ses copines de sport du jeudi. Donc pas à moi. Ca doit être parce que je suis cachée derrière la touffe ébouriffée de ma mouflette qui ne semble guère passionnée par son discours d’investiture et commence à sérieusement gigoter depuis qu’elle a compris que le jeu en bois ne disposait d’aucun bouton ni ne faisait aucun bruit.

Enfin libre. Je me hâte de nous rhabiller pour filer en douce tandis que les vraies fayotes font la queue pour demander à maîtresse Nathalie si c’est normal que leur lardon réussisse déjà à faire un puzzle de 100 pièces, et que Sabrina taille le bout de gras avec toutes ses copines cool. C’est alors qu’elle me hèle, alors que je suis sur le pas de la porte, de façon à ce que tout le monde entende, et me crie de passer le bonjour à mon homme, le tout en osant l’appeler par son prénom, rendez-vous compte!

C’est là que furax, j’ai fermé la porte de la classe un peu brusquement. Mais la tête haute.

C’est aussi là que j’y ai coincé les doigts de ma gamine.

#culpabilité #paroxysme

La piscine

Aujourd’hui, Miamor travaillait mais pas moi. Alors dans un élan d’inconscience et de sacrifice maternel, j’ai proposé aux gosses en vacances de les emmener à la piscine en plein air.

Étonnamment, les deux grands poilus, du fond de leur lit infestant la belette en décomposition, m’ont déclaré avoir la flemme. Faut dire qu’ils venaient de prendre leur petit déjeuner et avaient donc fourni l’intégralité de leur effort journalier. Ils ont donc préféré décliner l’invitation pour continuer leur fossilisation.

Me voici donc en direction de la pistache, embarquant dans mon paquetage mes deux lardonnes en bikinis fluo et une copine de la grande, histoire de me donner une chance d’avoir une paix relative.

Entre meufs donc. A nous les confidences, les ricaneries et la complicité mère-filles.

Sauf que là, je suis plutôt en mode porteur à Calcutta, avec d’un côté un sac à dos contenant coloriages, crayons, jeux de société plein de promesses pour jeunes fous de 3 à 99 ans, portefeuille, bouquin que je sais avoir emmené pour rien, et dernier Gala; de l’autre un sac en toile avec serviettes, crème solaire, brassards et jouets d’eau; et enfin glacière qui pèse 3 tonnes et fait des bleus aux tibias. Ainsi chargée comme un âne, j’avance à deux à l’heure sous une température caniculaire. Mes deux cuissots collent plus que jamais et font chplok chplok, me rappelant, comme si c’était nécessaire, mes kilos en trop concentrés dans mes poteaux.

Arrivées devant l’entrée de la piscine, c’est le choc. Je réalise qu’en ce jour de grande chaleur, je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée brillante d’aller se tremper le cul dans un bassin d’eau fraîche… Une queue d’une trentaine d’individus aussi malins que moi me laisse d’ailleurs présager que l’attente va être longue, juste de quoi permettre à tous mes sacs de s’incruster dans ma chair et de me scier l’épaule.

On attend gentiment notre tour pour payer au guichet quand la copine de ma fille, petite garce en combishort qui sent si fort le fruit des bois qu’elle a dû être nourrie au bib de gel douche Yves Rocher, me lance gratuitement : “Je la connais cette piscine ! j’y suis déjà allée avec Lili et sa mère. Sa mère, elle, elle a de trop beaux yeux bleus”.
Elle appuie bien sur le “elle”, la pré-ado qui pue la myrtille de synthèse, comme si mes yeux de cochon et moi, on n’avait pas compris qu’on était aux yeux bleus ce que la terrine Marque repère est au foie gras Labeyrie. Heureusement, je suis blasée depuis la grande section de cette minable insulte, je ne relève donc même pas, notant toutefois dans un coin de ma tête de la couler une fois dans le grand bain pour me venger. Je ne suis pas rancunière. J’ai de la mémoire, ça n’a rien à voir.

Les gens autour de nous, qui ont toujours les oreilles qui traînent dans ces cas-là, me dévisagent pas du tout discrètement, pour vérifier que la sale gamine a raison et que mes yeux sont aussi banals que l’affirme cette mini représentante en savonnettes.

C’est ce moment que choisit ma petite pour tendre son index vers moi et crier : “mamannnn… Ma verrue, elle me gratte. Elle va bientôt tomber je crois…”. L’annonce provoque illico le recul de nos chers voisins de queue, dont le dégoût et la prudence semblent d’un coup plus forts que la curiosité. Comme si la verrue allait leur sauter à la gueule. Bien joué ma fille.

Une fois installées sur nos serviettes, je n’ai bien sûr qu’une envie : bronzer et feuilleter mon magazine de pouffiasse tranquillou.
Mais nan! Dans la vraie vie, il faut aller surveiller la petite barboter des heures durant, jusqu’à ce que lèvres bleues s’en suivent.

Je mets d’ailleurs moi-même 2 heures à entrer dans l’eau glacée à 27 degrés, grognant contre tous les mouflets alentours qui m’éclaboussent, ces sales petits égoïstes. Ce n’est qu’au prix d’efforts intenses et d’un mental d’acier me faisant gagner centimètre par centimètre mon combat contre ce cocktail de chlore et d’urines que j’immerge enfin mes épaules dans l’eau…

Mais c’est le moment que choisit mon lardon pour ressentir une furieuse envie d’aller aux toilettes.C’est bien ma veine. Trois plombes pour entrer dans l’eau dans d’atroces souffrances, tout ça pour en ressortir et passer à nouveau des heures dans des chiottes glissantes parce que, bingo, l’enfant a décidé de faire la grosse commission. C’est quand je dois torcher ses fesses mouillées avec un PQ bas de gamme épais comme une feuille à rouler qui colle et qui m’oblige à en laisser la moitié dans la raie pour m’éviter de jouer la spéléologue, le tout en me mangeant les brassards dans la tronche, que j’envie Miamor à son bureau. Et c’est quand ensuite je galère à essayer de lui remettre le maillot de bain qui semble avoir, comme par magie, rétrécit de 4 tailles le temps du popo, que je le déteste en l’imaginant se bidonner près de la machine à café. Pourquoi donc j’ai pris ma journée ?!

Ce n’est qu’une fois de retour dans le bassin que je me rappelle que j’ai un sac, que dis-je, 3 sacs sans surveillance. Je décide donc de jeter un oeil toutes les 30 secondes sur les serviettes, mon eldorado, pour vérifier qu’on ne me vole ni mon portefeuille ni pire, mon gala, tandis que je me fais défoncer les nibards par des pieds pointure 25.

Ce délicieux moment de bien-être est malheureusement interrompu par les deux grandes dadettes qui viennent me montrer la choré aquatique sur laquelle elles bossent depuis que nous sommes arrivées, sorte de mouvements non simultanés de noyade euh… pardon, de roulades approximatives, cheveux dans la face et nez qui dégoulinent, clôturée par une somptueuse pyramide humaine à deux et un magnifique coup de boule imprévu en bouquet final.

J’applaudis. Je m’émerveille devant ce talent, surprise qu’il soit si développé alors qu’elles n’ont jamais fait de natation synchronisée. Puis je leur dis que la petite et moi allons bientôt… Bloup… Sous l’eau, les gamines. Rien à foutre de ce que je leur raconte, elles sont déjà reparties en mode Sauvez Willy à l’autre bout du plan d’eau.

Okay… Je préviens donc la petite, qui est désormais la seule à pouvoir entendre sa mère, car la seule à ne pas être en mesure de faire de sous l’eau à cause de ses deux brassards, qu’on va bientôt sortir pour se réchauffer un peu.

Mais entendre ne veut pas dire écouter. Elle veut rester dans l’eau, la gosse. Et elle chouine. Fort. Trois options se dessinent alors dans ma tête :
1/ je l’arrache de l’eau, elle hurle encore plus fort, me pourrit ma séance potins sur ma serviette et me fait repérer comme mère pourrave par tous les nageurs alentours
2/ Je la fais sortir de l’eau en douceur en lui faisant miroiter une folle partie de memory et des batailles endiablées qui vont durer des heures mais qui finiront immanquablement dans les larmes parce que j’aurai gagné deux plis d’affilé, et me fait repérer comme mère pourrave par tous les nageurs alentours …
3/ Je cède.

C’est vite vu : Option 3.
Je réussis tout de même à trouver un maigre compromis, en m’asseyant au bord de l’eau avec une pose de pin-up, face au soleil et cheveux au vent. Surveiller et bronzer. Etre mère et être femme. Sécurité et élégance. J’ai finalement bien fait de venir… Ainsi bercée par les clapotis de l’eau et les rires lointains, je savoure…

Mais c’est sans compter sur mon vieux maillot, celui que j’ai acheté à Monop quand ça s’appelait encore Prisunic et qui me donne un semblant de poitrine sans pour autant m’empêcher de nager (ce qui n’est pas le cas de mon nouveau maillot push-up avec lequel j’ai l’impression d’avoir deux seaux coincés sous les boobs qui se remplissent de flotte à chaque brasse).
Ce bon vieux deux pièces donc, se fait quand même vraiment vieux… A chaque remou, l’élastique de la culotte semble de plus en plus large permettant à mon slip de se faire gentiment la malle, et laissant apparaître le haut de mon maillot mal épilé et le plus blanc que blanc de mon bas ventre.

Un nouveau dilemme se présente donc à moi : cesser de rentrer le ventre et occuper ainsi tout l’espace du maillot qui, de fait, ne se barre plus mais fait ressortir ma brioche… Ou rentrer le ventre mais montrer au monde entier la base de mon intimité velue.

Mais je suis brusquement coupée dans ma réflexion philosophique par un ballon pokemon qui atterrit en plein dans ma gueule. Trêve de tergiversation, je retourne dans l’eau avec la mouflette, de toute façon, je ne bronze pas et je n’arrive plus à respirer à force de rentrer le ventre. Et puis… soyons honnête, le cul qui trempe dans 3 cl d’eau où tout le monde marche, y a pas mieux pour se choper une mycose.

Et là, alors que je jette un rapide coup d’oeil à ma glacière, qui vois-je non loin de là ? Je vous le donne en mille. Sabrina. Sabrina, ma nouvelle voisine. Elle se pavane avec son grand chapeau de paille, son maillot dernier cri qui la moule à la perfection, son petit paréo qui flotte au vent laissant apparaître ses cuisses fermes et dorées…

Je n’ai aucune envie de la croiser, car je ne voudrais surtout pas que Miamor commence à l’imaginer en maillot, ça pourrait lui donner des envies de nous accompagner à la piscine la prochaine fois…
Merde. La tuile. Elle s’approche de moi… Je sors de l’eau en tenant mon maillot et m’assois à nouveau sur le bord en regardant ailleurs, en mode “moi aussi j’ai la classe mais seulement quand j’arrête de respirer”. Elle m’a vu, c’est certain. Ne pas croiser son regard…

Raté.Tout sourire, elle se plante devant moi, me salue chaleureusement et commence à bavarder, sans même demander des nouvelles de Miamor.
Elle n’est pas si désagréable finalement. Sois open Micheline! Je reste tout de même les fesses dans mon pédiluve histoire de marquer un peu de distance.
On discute deux minutes, de la pluie, du beau temps, des cuisses qui collent. Nan, je déconne. Mais je suis quand même à deux doigts de lui demander sa recette de fondant tellement on sympathise. Et c’est là qu’elle gâche tout. Elle pousse un petit cri horrifié en pointant un truc dans l’eau juste à côté de moi, un objet flottant non identifié qui s’approche dangereusement de ma cuisse gauche. Elle l’a identifié, elle, et se recule d’un air dégoûté… Le temps que je comprenne, il est presque trop tard, je suis à quelques centimètres d’un étron spongieux. Je me lève d’un bond en hurlant à mon tour, oubliant au passage mon bide, mon élastique et ma gosse.

C’est à ce moment-là que Sabrina est partie rejoindre ses copines en rigolant, sans doute à mes dépens. Haha, trop drôle la voisine blanche comme un cul a failli retrouver une crotte imbibée dans son ancienne culotte de grossesse ! Haha.

Quand elle est partie et qu’elle m’a saluée de loin, j’étais en train d’essayer de ramasser le-dit morceau avec la perche du maître nageur, version pêche au canard.

Micheline. La classe partout, et en toutes circonstances.

La vérité sur la grossesse

Malgré mes précieux avertissements, bon nombre de mes amies ont décidé en totale inconscience de devenir maman ou pire, de remettre le couvert. Ce n’est pourtant pas faute de les avoir alertées sur la folie de cette décision autour d’un spritz ou deux. Ou 8. Mais peu importe le nombre de flacons quand on parle grossesse. Car oui, les séquelles d’une gestation vont bien au-delà des quelques vergetures indélébiles ou kilos bien accrochés qu’on nous annonce.

 

Cette expérience transforme quiconque. Et je me dois de vous dire après mes trop nombreux enfantements la vérité vraie sur cette drôle de période. Une vérité sans fard, que même Laurence Pernoud tait par crainte de faire baisser le taux de natalité.

 

Ce sont 10 commandements que j’ai tenté de tirer de ma vie de baleine et que je souhaite aujourd’hui partager avec vous petits scarabées. 10 commandements qui vous marqueront à tout jamais….

 

  1. Des sacs en plastique toujours tu trimballeras

Enceinte, on a la gerbe. Ça tout le monde le sait. Mais pire. C’est quand personne n’est au courant que t’es en cloque que tu vomis tes tripes. Autant dire qu’interrompre une réunion avec monsieur Duchemol pour aller dégobiller tes corn-flakes ou finir ton trajet de métro la bouche fermée car tu sais pas où poser ta galette peut être quelque peu dérangeant.

Après une première grossesse passée à vomir à tout va, j’ai pris les choses en main pour la suivante. J’ai piqué tous les sacs plastiques du rayon fruits et légumes de mon carrefour market et j’en ai rempli mon sac à main. Finies les hontes absolues et les souillures à tout va ! Merci le sac à vomi portatif ! Depuis, d’ailleurs, je continue de faire ma réserve, parce que dans les premiers temps ca sert de sac à couches et puis… allez, je vous le dis: les gosses aussi ça vomit tout le temps.

 

  1. Des choses étranges tu feras

Enceinte, on est immédiatement attirée par des méthodes naturelles : manger sain, utiliser des produits bio, arrêter la clope et l’alcool et passer aux jus detox menthe-kiwi-haricot vert-choux rave, se soigner exclusivement à l’homéopathie, être à l’écoute de son corps…

Un retour aux sources ? Une influence bab ? Que nenni. Seulement une vie austère forcée, faite d’interdits et de privations en tout genre qui t’obligent à te soigner avec des herbes de perlinpinpin (n’y voyez là aucune consigne de vote) juste parce que tu n’as le droit à aucun médoc efficace, qui te conduisent à boire des jus dégueutox faute de mojitos et à manger équilibré simplement pour ne pas passer la barre des +20 kilos.

J’en suis aussi venue à me masser quotidiennement le périnée dans une pose digne de Brigitte Lahaie dans ses meilleures années juste pour réduire les risques d’une déchirure le jour J qui me priverait de toute vie sexuelle pour les 10 prochaines années. J’ai aussi été amenée à consulter une étrange praticienne pour soulager mes douleurs ligamentaires. Sa méthode, malgré tout l’encens et la musique de moine bonze qu’elle m’a infligés pour détourner mon attention, a consisté à glisser son doigt par d’autres voies que celles que j’imaginais pour m’y faire un massage interne d’une bonne demie heure. Je ne me suis plus jamais plainte de douleurs ligamentaires ensuite. Jamais plus.

 

  1. La pudeur tu oublieras

Et pas qu’un peu! Mais tout se fera si progressivement que tu ne verras rien de ce coup d’état psychique, chaque étape étant acceptable au regard de la précédente. Ça commencera par tes rdv gynéco que tu devras raconter à tes potes chaque fois qu’ils t’invitent à dîner, puis ça sera la taille de ton col que même monsieur Duchemol devra connaître pour t’autoriser à partir plus tôt du boulot, puis ton bide que tout le monde se permettra de tripoter sans même te demander l’autorisation… Même le poids que tu prends deviendra un sujet d’actualité presque aussi débattu que les élections présidentielles (avec tout autant de critiques d’ailleurs, mais dans ton dos). Tu iras jusqu’à laisser ton gynéco passer la main, c’est rien de le dire, à ses 18 internes pour qu’ils s’entraînent à mesurer ton col… Bref, toi la mère la pudeur qui jadis n’osait même pas dévoiler un bout de peau à la plage ou mettre une jupe courte aux premiers soleils, tu finiras par te balader complètement à poil devant

sages femmes, infirmières et aide-soignants dans la salle d’accouchement et par leur donner à voir ton vagin comme si c’était une séance ciné mais que toi, tu ne pouvais pas voir le film.

 

  1. Le mythe de la femme glamour tu briseras

Certes la grossesse permet d’avoir plus de poitrine. Certes tes cheveux n’ont jamais été aussi brillants et ta pilosité aussi faible… Parfois donc tu te sentiras belle. Femme. Mais la plupart du temps, soyons honnête, tu ne seras pas glamour. Tes intestins, à force d’être compressés, prendront le dessus sur ta nuisette et tes envies de soirées romantiques. Tout cela ne sera d’ailleurs que roupie de sansonnet quand, sur la table d’accouchement, tu demanderas à ton mec de vérifier si oui ou non tu t’es oubliée à trop pousser(si si ça arrive bien plus souvent qu’on ne le croit ). Il faudra d’ailleurs le prévenir qu’il devra oublier certaines choses à tout jamais. La vision du placenta par exemple, faute de quoi il risque d’être dégoûté à tout jamais du foie de veau.

Ou ta demande, dans un moment d’égarement post accouchement, qu’il vérifie de son oeil de lynx les profondeurs de ton arrière train pour voir si tu n’as pas une hémorroïde à déloger.

 

  1. Au pire, tu te prépareras

Oui, tu auras mal comme jamais. Non, la péridurale ne marche pas à tous les coups. Oui, il est toujours possible d’accoucher seule dans un parking souterrain la nuit alors que ton portable n’a plus de batterie et qu’il fait -10. Bien sûr qu’allaiter, c’est beau et doux pour les bébés mais encore plus certain que ça défonce tes seins. Sans oublier ton obstétricien préféré, celui qui a accouché ta mère, et qui peut choisir de se barrer finalement aux sports d’hiver le jour où il a programmé ta césarienne et te laisser en plan aux mains d’inconnus sans expérience mais qui ont déjà posé tous leur RTT. Non, ton bide énorme ne part pas en même temps que le gosse. Et pire!! Pire que tout ça : oui, ton bébé peut être moche. Tout ce qui est petit n’est pas forcément mignon. Y a qu’à voir Petrucciani.  

C’est donc vraiment important d’envisager le pire, la réalité n’en paraît toujours que plus favorable! Et puis ça oblige à investir dans de jolis pyjamas, au moins les gens pourront dire “ho qu’il est mignon!!!” en parlant des fringues.

 

Je me rends compte que j’ai encore mille choses à vous dire sur ce sujet. Alors, vous savez quoi? Je vais en rester là pour aujourd’hui histoire de ne pas trop vous dégoûter d’un seul coup (de toute façon, c’est trop tard) et je puis je reviens vite vous raconter la suite!!!

 

Keep fat!

 

La fête d’anniversaire

Hier, j’ai organisé la fête d’anniversaire d’un de mes microbes. Mais pas n’importe quelle fête, LA fête que tout parent normalement constitué redoute chaque année et à l’issue de laquelle on se retrouve sur les dents et avec une maison dépouillée, mais avec une seule pensée positive, celle d’en être débarrassé pour un an: la fête avec les copains.

 

J’avais déjà dû batailler sévère pour limiter le nombre d invités miniatures à 8, ce qui de toutes façons ne me dispensait pas d’un après-midi en mode foire aux bestiaux animée.
D’autant que la liste avait été ardue à constituer, évoluant chaque jour au gré des embrouilles de cour de récré du microbe, qui un jour ne parlait plus à l’une, qui le lendemain ne parlait plus à l autre, qui le jour suivant ne parlait plus aux deux pour finalement redevenir les meilleures amies du monde le jour d’après.

Pour limiter les dégâts, j’avais choisi de me lancer dans une nouvelle carrière d’animatrice de club Mickey, en préparant un programme de dingue à ces morveux histoire de ne pas leur laisser le champ libre pour ruiner ma baraque. Pour ça, je m’étais donc fendue pour trouver un thème dément à cet horrible après-midi, ainsi formulé par le microbe : « île déserte et aventure »… Même si mon jardin n’allait en rien ressembler à une île déserte (à mon grand regret) et que la seule aventurière dans l’histoire, c’était la mère courage que j’étais et qui allait devoir se coltiner un troupeau de loupiots mal élevés.

Voulant malgré tout jouer à la maman modèle, j’avais écumé les sites de femmes parfaites qui avaient toutes réussi avec brio à organiser un Kho Lanta grandeur nature, avec une déco digne des plus grands studios hollywoodiens, des jeux que tous les enfants semblaient adorer, des gâteaux aussi divins que beaux, le tout dans une maison bien rangée et dans une tenue des plus élégantes.

Evidemment, moi Micheline, je n’ai pas essayé de fabriquer un palmier géant avec des pots de yaourt, de construire un pont de singes avec 3 bouts de ficelles, ni même de cuisiner un gâteau en forme de malle aux trésors.
J’ai acheté 3 noix de coco, une nappe jaune (bah oui, pour faire comme du sable !!), des bonbons en forme de serpents, un gâteau au chocolat Picard et j’ai pompé toutes les idées de jeux sur ces mamans bloggeuses formidables aux petits orteils desquelles je n’arrive même pas, moi, la pauvre fille qui a déjà galéré à trouver 4 foulards jaunes et 4 foulards rouges pour différencier mes deux équipes de mioches.

Je fais la fille distante comme ça, mais j’avoue avoir quand même essayé de mettre à l’honneur mon habileté manuelle pour réaliser une superbe invitation « FaisLeToiMême » qui en jette. Malheureusement, les cartons d’invitation qui initialement devaient avoir tout du véritable parchemin brûlé faisant apparaître les traits passés d’une carte au trésor ont finalement plus ressemblé à une feuille de PQ à moitié déchirée par une mine baveuse de stylo bic et recouverte d’un gribouillis informe autant lisible d’un côté que de l’autre. Evidemment, face à la tronche des gens à qui j’ai montré le résultat de ma petite séance Modes et Travaux, j’ai vite affirmé en mentant effrontément que c’était l’oeuvre de ma fille… « Vous savez ce que c’est, les enfants, ils n’en font qu’à leur tête… mais le plus important, c’est de les laisser bricoler ! oui, c’est pas mal ! oui sa petite soeur de 4 ans l’a aidée bien sûûûûr… » J’ai en tout cas arrêté le déco-patch depuis.

En revanche, aussi loupées étaient ces invitations, on pouvait quand même y lire mon numéro de téléphone, sous entendant aux chers géniteurs des petits destinataires que je n’étais pas contre une confirmation de leur présence histoire de me préparer au pire.

Le jour J, on peut s’en douter, je n’avais reçu que 2 réponses dont une directement transmise par l’enfant à mon microbe à la cantoche, autant dire donc niveau de fiabilité proche de zéro, et une autre par sms qui m’informait que l’enfant ne serait pas là, déjà convié le bienheureux à un autre anniversaire.

Le jour J, on peut s’en douter aussi, il faisait un temps de merde.

A l’heure dite, 4 enfants débarquent à la maison, à moitié jetés par leurs parents qui ne viennent même pas dire bonjour, trop pressés de pouvoir profiter de quelques heures peinards. Les seuls qui rentrent ne le font pas par politesse mais simplement pour fureter dans la maison et vérifier que nous ne sommes pas les Thénardier.

Moi, de mon côté, j’en fais des caisses! Exit l’anim du club mickey, je mute en reine du Club med, en GO enjouée et de bonne humeur qui sautille de plaisir et ponctue toutes ses phrases d’un bruyant : youpi on va s’éclater!!!!

Malgré une météo déplorable, je demande à mon petit groupe d’aller dehors. On commence par les présentations, via un énergique tour de ronde pour mieux se connaître youpi !!!!!!!!!
Et bien c’est un bide total. Les gosses n’ouvrent leurs bouches que pour râler parce qu’il pleut et qu’ils ont envie d’être à l’intérieur. Je leur réponds que sur l’île déserte, on n’est pas à l’abri des intempéries, et que c’est ça aussi l’aventure. Mais ils n’en ont visiblement rien à foutre et n’écoutent déjà plus les règles du jeu que je leur explique youhooo!!


L’un commence à taper dans un ballon qui traîne dans la boue et en fout plein le mur de la maison et la GO (tenue de mère parfaite ruinée au bout de 15 minutes, qui dit mieux ?), l’autre trifouille les fleurs du jardin et finit par en arracher la moitié, et les deux autres regardent leurs pompes en ayant l’air de se faire royalement chier.
Ma distribution de foulards pour distinguer les équipes n’y change rien puisque j’ai été infichue d’en trouver et qu’ils doivent se contenter de traits de rouge à lèvres sur les joues pour l’équipe rouge, et d’un chouchou jaune au poignet pour l’équipe jaune. Evidemment après la mince distribution, j’en entends demander : et c’est quand qu’on a les foulards ?

Apres 30 minutes d’efforts intensifs pour essayer de les amuser à travers des activités soi-disant extraordinaires avec les enfants si on en croit les mères parfaites, la porte sonne et voila 3 nouveaux gamins qui arrivent, sans avoir confirmé et en retard par dessus le marché. Le pompon. Je recommence donc mon discours, mes explications, mon maquillage de joues, et c est reparti pour s’éclater youhooo!!!! (que je dis, toute seule.) Les 8 mioches me regardent avec les yeux ronds.


Face à cet échec cuisant, je décide de tenter le tout pour le tout, et leur propose l’activité que je leur réservais pour la fin, la meilleure. Les mamans formidables ne jurent que par elle, ça devrait donc les amuser un peu. J’explique ce qu’il faut faire à mon petit groupe, quand j’entends une grande tige qui semble bien plus vieille que les autres et habillée comme une cagole moulée dans une combi aux couleurs criardes et bardée de tronches des One Direction qui dit : « c est nul. Je m’ennuie. Quand est ce que ça commence vraiment?? » Quoi???? Alors déjà, j’avais demandé aux parents d’habiller leurs gosses pour une journée aventure, pas pour une journée pouffe de 8 ans, mais en plus c’est mon épreuve suprême au succès garanti, alors tais-toi saleté!

Je me reprends en ignorant cette perfide remarque et tente quand même le jeu, comptant sur le groupe pour motiver la récalcitrante préado. Ca fonctionne plutôt bien pour les autres, mais à toute épreuve, il y a des gagnants et des perdants… Et évidemment, la peste boutonneuse est dans l’équipe Rouge à lèvres qui a perdu. Et là, c’est le drame. La folle enfant vit très mal cette défaite cuisante et s’énerve, hurlant de colère sur les pauvres autres gosses, donnant des coups de pieds partout et se roulant par terre comme une bête furieuse…
Perplexe face à cette explosion de nerfs, je me demande quand même pourquoi les parents ne m’ont pas donné son traitement avant de partir…

J’essaie de détourner l’attention de tous en les amadouant avec le goûter…
Ca fonctionne, ils se ruent à table pour se goinfrer de bonbons, laissant la dingue se rouler dans le gazon toute seule. Evidemment dans ma hâte, j’oublie de leur dire d’enlever leurs chaussures et c’est donc un torrent de boue qui s’écoule dans mon salon. Peu m’importe, pour l’heure, je dois parer au plus urgent et cuire vite fait mon gâteau au chocolat surgelé. Mais trop occupée à faire des youhooo et des bip bip pour maintenir l’ambiance à son paroxysme, je ne lis pas les précautions de préparation, et enlève cette saleté de moule en alu pourtant bien utile. Bien utile je vous le dis!  Car quand on ne le met pas, le gâteau, en se réchauffant dans le four, se liquéfie. Et que se passe-t-il quand une pâte liquide est posée sur une grille ??? Et bien elle dégouline à travers et crame au fond du four ! Bravo ! Le même résultat que si j’avais tenté un beurre rôti sur une grille de barbecue. Youhou !!!! Voilà donc Micheline sans gâteau….

J’improvise alors avec un vieux cake Papy Brossard de fond de placard, et prends quelques photos du goûter que j’envoie aux parents, histoire de leur montrer que tout se passe à merveille, mais surtout de leur rappeler subtilement qu’ils ne doivent pas tarder à venir récupérer leur progéniture et ainsi me libérer de cette fête infernale.
Et bien, figurez vous que les seules réponses que j’ai, c’est pour me dire que j’aurais dû demander leur autorisation pour photographier leur enfant. Ca m’apprendra tiens.

Epuisée par cet acharnement du sort, j’abandonne et laisse aux gosses le champ libre pour une heure pendant que j’essaie de récurer le four… C’est là que mon microbe vient me voir pour me demander où est sa grande copine. Ha oui, la folle ?! J’avoue ne pas savoir, je l’appelle, on cherche partout, je commence à stresser, imaginant le pire des scénarios d’horreur pour cette psychopathe, quand j’ouvre la porte du placard de l’entrée et découvre la groupie des ONE Direction en train de rouler un gros gadin à mon aîné, que je croyais enfermé dans sa chambre à jouer à la console pour fuir la fête. Et bien je vois qu’on ne s’ennuie plus…  Mais pincez moi ! C’est moi qui suis dans un film d’horreur !

Fort heureusement, cet après-midi atroce a pris fin. Une fois tous les gosses partis ou sortis du placard (ou même de la bouche de mon fils), j’ai fait le tour du propriétaire afin d’évaluer l’étendue des dégâts. Résultat : un chiotte bouché, un radiateur démonté, un four bousillé (mais celui là, c’est moi), un procès au cul pour utilisation d’une image d’enfant sans autorisation, et un fiston déniaisé.

En tout cas, je suis tranquille pour un an. Ha ben non mince. Y a le plus grand qui fête ses 16 printemps dans 2 mois. Va y en avoir pour le coup de la galoche.