Vis ma vie d’auteur

Vis ma vie d’auteur

Je dois dire que je suis plutôt contente.

Déjà, quand Micheline a pu être publiée, je trouvais que j’avais une chance de dingue. Dans ma douche, je me suis rêvée acclamée par une foule de lecteurs en délire, la chemise déchirée par des fans amoureux de mes mots, de mon esprit si fin, de mon style fluide…

Et puis, en me brossant les dents (assez vite donc), les doutes sont venus.
« OK, Micheline. Là, tu te la racontes, tu en parles à tout le monde de ce bouquin, tu fanfaronnes autant que quand t’as eu tes règles à 14 ans. Mais attends un peu de voir après la sortie, quand les quelques potes qui auront fait l’effort d’aller dans une librairie pour te trouver reviendront bredouilles en te disant qu’ils ont du le commander, car le libraire ne connaissait pas ».

Et puis le livre est sorti, et étrangement, il était dans pas mal d’endroits. Sur les tables des nouveautés à la Fnac, Cultura ou autres grandes enseignes, Micheline a côtoyé les plus grands : Marc Levy, Virginie Grimaldi, et même Brigitte Lahaie et son bûcher des sexes… Micheline quoi ?!

Du coup, j’ai décidé de jouer le jeu. J’ai essayé de faire comme les vrais auteurs : j’ai listé consciencieusement les libraires du coin, pris mon petit téléphone et les ai harcelé pour qu’ils acceptent de me recevoir pour une séance de signatures… Bon, OK. Les vrais auteurs, on les invite et on les paie pour ça. Mais faut bien commencer nan?

Sans surprise, beaucoup n’ont pas donné suite… Pas mal ont demandé à recevoir le livre avant afin de se décider (et n’ont donc pas donné suite), et quelques rares inconscients qui avaient quelques dispos entre le 15 juillet et le 15 août ont accepté de m’accueillir.

Autant vous dire qu’à la veille de ma première séance de dédicaces, j’ai pensé me dégonfler en invoquant une allergie à une piqûre de moustique-tigre, mais Mi Amor m’a poussée à aller au bout de mes rêves, d’autant qu’il voulait que je lui libère le salon parce qu’il avait prévu de se faire une après-midi sans ma pomme à jouer peinard au nouveau Mario.

J’y suis donc allée, la peur au ventre mais le stylo bic en poche. Comme il fallait s’y attendre, j’ai d’abord trouvé le temps long. Y avait pas foule. J’ai regretté de ne pas avoir pris un sodoku ou deux. Mais, vaille que vaille. Je me suis transformée en vendeuse sur les marchés, essayant de convaincre le chaland d’acheter ma machine à couper les légumes, euh… mon livre. Et j’ai réussi les gars!! J’ai même croisé des gens super bienveillants, qui se sont racontés, d’autres qui se sont intéressés à ce que je faisais, à qui j’étais.
Une vraie cure d’egotrip !

Alors, merci tout le monde.
D’avoir acheté #jemmerdelesfemmesparfaites, d’en avoir parlé autour de vous, d’avoir joué les grands reporters dans tous les magasins de France et de Navarre, de m’avoir permis de tenir un stand Micheline dans votre boutique…
Elle est vraiment chouette, cette aventure 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.